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Historique de Castellane

Castellane est situé au carrefour des Alpes et de la Méditerranée, sur la Route Napoléon et à l’entrée des Gorges du Verdon. Sous-préfecture des Alpes de Haute-Provence, Castellane a depuis très longtemps été un lieu de passage, de commerces et de rencontres.

Aujourd’hui, Castellane est riche de sa longue histoire qui a laissé bon nombre d’édifices dont l’emblématique chapelle Notre-Dame du Roc, deux tours et une église classées au titre des Monuments Historiques et un environnement paysager exceptionnel. Le village est devenu un haut lieu pour la randonnée et les activités d’eau vive. C’est tout un village, ses habitants, ses fêtes et traditions à découvrir…

Depuis la préhistoire, le territoire de Castellane est occupé par l’homme. Un certain nombre de découvertes s’échelonnent du paléolithique à l’âge du bronze. Ainsi, le musée de Quinson a fouillé en 2006 le dolmen des Pierres Blanches qui se situe près du hameau de la Baume et date de 2500 avant J-C. Les recherches donnent à penser qu’on avait là une peuplade sédentaire tirant ses moyens d’existence de l’élevage ovin et caprin, associé à une agriculture encore primitive.

Le village de Castellane n’a pas toujours été situé au même endroit et n’a pas eu le même nom. On ne connait pas exactement le site de la première implantation de la cité appelée alors DUCELIA, chef-lieu de la tribu ligure des Suétrii, mais on suppose qu’elle se situe sur les hauteurs, vers le quartier actuel de la Salaou. Colonisée par les Romains, cette cité prend le nom de SALINAE, qui signifie eau salée, en référence à une source d’eau salée exploitée, le sel étant une denrée importante tant pour les bêtes que pour les hommes. SALINAE est située sur la Voie Salinaria (la route du sel) qui relie Cimiez à Embrun, entre la Voie Aurélienne et la Voie Domitienne. La persistance de bornes miliaires, notamment au Col des Lèques, témoigne d’une voie militarisée.

Après la période romaine, quand la région est christianisée, la cité devient le siège d’un évêché (Claudius, évêque des Saliniens, concile de Riez en 439) mais celui-ci ne dure pas. Le village de Senez est dès le 6ème siècle le siège de l’évêché en regroupant les évêchés de Thorame et Castellane.

http://www.alpes-de-haute-provence.gouv.fr/Services-de-l-Etat/Prefecture-et-sous-prefectures/Les-sous-prefectures/Sous-prefecture-de-Castellane/Histoire-de-l-arrondissement-et-de-la-Sous-prefecture/L-histoire-de-l-arrondissement-de-Castellane

Au11ème siècle, l’abbaye Saint Victor de Marseille possède des terres et des pâturages aux alentours pour ses nombreux troupeaux de moutons, c’est la villa Sinaca. L’église de Notre-Dame du Plan est un prieuré de l’abbaye.

La région est ravagée par les sarrasins au 9ème siècle et la population se réfugie au sommet du Roc. Le Roc est alors fortifié (attesté en 977), c’est le berceau des barons de Castellane, famille originaire du Mâconnais et émigrée en Provence. La ville est reconstruite un peu en contrebas du Roc et prend le nom de Petra Castellana. Des remparts protègent cette ville et l’église paroissiale est dédiée à Saint André du Roc, datée du début du 13ème siècle.

Progressivement, dès la fin du 11ème siècle, la ville redescend se nicher au pied du Roc, à proximité du Verdon. La cité de Petra Castellana est définitivement abandonnée au profit du « bourg » qui deviendra de la ville de Castellane. L’église paroissiale est l’église Saint Victor, construite au 11ème et 13ème siècle. Pour contrer la menace de guerres civiles, la cité de Castellane est protégée par des remparts et quatorze tours dont la Tour de l’Horloge et la Tour Pentagonale, le tout est terminé en 1359. Charles II d’Anjou donne en 1262 aux Augustins un pré sur lequel ces derniers font bâtir une église, ce sera le couvent des Augustins (actuel Collège du Verdon).

En 1390, la ville est assiégée par les troupes de Raymond de Turenne mais elle résiste. Le pont du Roc, qui enjambe le Verdon et qui venait d’être rebâti, est démoli.

Un début de digue servant à protéger la ville contre les crues du Verdon, est construite. Elle existe encore aujourd’hui et a connu de multiples reconstructions. Elle est constituée de tronçons ajoutés successivement.

En 1483, Louis XI fait raser la citadelle du Roc, symbole du pouvoir des Barons de Castellane, car toute la Provence est rattachée au Royaume de France. C’est un lieu stratégique.

La paix règne jusqu’en 1536, année de l’invasion de la Provence par Charles Quint. La ville de Castellane est sauvée mais hors de ses remparts, toutes les récoltes sont détruites, de nombreux bâtiments sont rasés comme le clocher de l’église de Notre-Dame du Plan.

En 1560, Antoine de Mauvans et sa troupe met le feu à l’église du couvent des Augustins, la chapelle Notre-Dame du Roc, l’église Saint Victor et l’église Notre-Dame du Plan sont saccagées. Les fortifications de la cité de Castellane sont renforcées et il y une extension du rempart jusqu’au faubourg Saint Michel avec une dernière tour construite.

En 1586, pendant les guerres de religion, les troupes protestantes du baron d’Allemagne et du duc de Lesdiguières décident de piller et de prendre la ville de Castellane. Les habitants défendent leur cité et la mort du capitaine des assaillants pendant le combat à la porte de l’Annonciade, grâce au courage de Judith Andrau, décide de la victoire des castellanais. C’est le 31 janvier 1586, date célébrée depuis lors en costumes et en chansons par les habitants à l’occasion de la fête du Pétardier.

A partir du 17ème siècle, les temps sont durs. La peste de 1630, la crue du Verdon de 1702 et l’hiver très rigoureux de 1709 provoquent misère et famine.

La Révolution, bien que relativement pacifique, apporte son cortège de perturbations, ajoutées aux mauvaises récoltes, cela entraine une grande pauvreté de la population.

Le prieur Laurensi, curé aimée des habitants écrit l’Histoire de Castellane à la fin du 18ème siècle.  Le prieur a œuvré pour des travaux d’agradnissement de l’église Saint Victor et la chapelle Notre-Dame du Roc.

http://jc.clariond.free.fr/Laurensi/accueil/index.php

De retour de l’île d’Elbe, Napoléon s’arrête à Castellane le 3 mars 1815 pour déjeuner à la sous-préfecture puis continue sa route jusqu’à Paris.

En 1876, une nouvelle église est construite, c’est l’église du Sacré Cœur située sur la place du village qui devient église paroissiale. Elle sera agrandie en 1896. L’église Saint Victor, devenue trop petite est progressivement abandonnée. En 1876, on démolit l’église des Augustins pour élargir le boulevard Saint Michel en ne conservant que la sacristie. Egalement, l’église Saint Joseph, située sur la place à l’actuel emplacement de la Mairie, est détruite en 1915, le vocable Saint Joseph est récupéré pour l’ancienne sacristie des Augustins.

Le village de Castellane connait de lourdes pertes lors de la Première Guerre Mondiale et associé à l’exode rural, le territoire peine à se remettre. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, les résistants délivrent Castellane le 17 août 1945, plusieurs plaques commémoratives visibles en ville nous rappellent ces moments de l’histoire.

A partir de 1945, c’est le début des grands travaux d’aménagement de la vallée du Verdon avec la construction du barrage de Castillon puis celui de Chaudanne en 1952. Ces chantiers marquent la fin d’une époque et d’un mode de vie plutôt liée à l’agriculture et l’élevage. Avec l’aménagement de la rivière, les lacs de Castillon et Chaudanne, la découverte des Gorges du Verdon et le développement des activités de pleine nature, c’est tout un territoire qui se tourne progressivement vers le tourisme.


Zoom sur l’association Petra Castellana

L’association contribue aux recherches historiques sur la commune de Castellane.

Créée en 1992, l’association Petra Castellana a comme mission la sauvegarde et la valorisation des patrimoines sous toutes leurs formes, matériels et immatériels, du pays de Castellane et du Moyen Verdon.

En 1993, avec le Conservatoire des Arts et Traditions Populaires de Castellane et du Moyen Verdon, l’association a voulu se doter d’un cadre solide où inscrire la mémoire de ces territoires, perceptible à travers celle des personnes et de leur mode de vie passé, capital commun à tous. Depuis lors, l’association Petra Castellana gère et anime le musée du Moyen Verdon, musée installé dans la Maison Nature & Patrimoines, qui s’attache par le biais d’expositions, de publications, de conférences et de rencontres sur le territoire à conserver et à transmettre les traditions locales. De même, l’association s’emploie à faire vivre le dépôt de fouilles archéologiques de la commune de Castellane. 

L’association est propriétaire des collections du musée du Moyen Verdon, entièrement constituées par les dons de la population. A ce jour, ce sont plus 12 000 objets et œuvres graphiques qui sont autant de traces de la vie quotidienne du territoire allant du XVIIIème siècle aux années 1960. Le travail de collecte entrepris se poursuit toujours. De nombreuses enquêtes orales ont été réalisées, complétées de recherches en archives, de relevés d’architectes, d’inventaires photographiques… Les données recueillies contribuent à mieux comprendre les savoir-faire liés aux objets, comme à définir le mode de vie de leurs utilisateurs, enfin à appréhender l’évolution du territoire.

Contact : Association PETRA CASTELLANA