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Castellane

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Le « Parcours des silhouettes » propose une visite de Castellane à la découverte des monuments, ruelles, fontaines et une plongée dans l’histoire de la cité. Huit silhouettes, fabriquées par un artisan ferronnier d’art, ont été installées en 2002 par la Commune, avec un panneau explicatif par silhouette : la famille des Barons de Castellane, seigneurs de la cité au Moyen-Age, la fameuse bataille des pétardiers en 1586, mais aussi, la construction des églises, les richesses de la ville, la vie quotidienne des habitants,…

Bref, un parcours passionnant et enrichissant !

Renseignements :


"Parcours des silhouettes" en français


"Parcours des silhouettes" in english


Boniface

Remontons un peu l’histoire de Castellane, après la conquête romaine, une cité appelée Salinae s’est développée au quartier Notre-Dame. Vers le 10ème siècle, les habitants doivent se percher au sommet du Roc pour se protéger et bâtissent Petra Castellana, une ville fortifiée dont il reste des vestiges accessibles depuis le sentier du Roc. Vers la fin du Moyen-Age, le bourg s’installe définitivement au pied du Roc, sur la rive droite du Verdon et prend le nom de Castellane. Une nouvelle enceinte composée de quatorze tours est construite en 1359 avec la Tour Pentagonale et la Tour de l’Horloge encore visibles aujourd’hui.

Le nom de Castellane est celui d’une des plus anciennes familles françaises. Les Barons de Castellane sont les seigneurs de Petra Castellana. Souverains influents du 10ème au 13ème siècle sur un large territoire, ils s’efforcent de préserver leur indépendance, frappent leur monnaie et rendent la justice.

En 1262, le baron Boniface VI de Castellane doit rendre les armes devant Charles 1er d’Anjou, fils de Louis VIII et Comte de Provence. La baronnie de Castellane est alors rattachée à la Provence. Homme de guerre valeureux, troubadour renommé, noble de cœur, Boniface VI a proclamé les droits et privilèges de ses vassaux. Au cours de l’histoire, les habitants de Castellane ont gardé cet esprit en montrant leur courage pour défendre la cité et leur attachement au territoire.

Photo de la silhouette de Boniface


Le crieur

Au Moyen-Age, Castellane est le chef-lieu d’une baronnie dirigée par des seigneurs. Pour administrer son territoire, le baron est assisté de sept officiers et d’un conseil de syndics. A partir de 1252, les notables bourgeois  de Castellane ont le droit de prendre part, aux côtés des nobles, aux affaires de la ville.

La baronnie est ensuite rattachée au Comté de Provence en 1262 mais Castellane reste le chef-lieu d’une viguerie* jusqu’à la Révolution française et gère les affaires d’une trentaine de communautés aux alentours.

Depuis le Moyen Age et sous l’Ancien Régime, l’administration municipale de Castellane est confiée à un conseil de ville composé de vingt-six membres comprenant un procureur du roi, des intendants de police, un trésorier,… et trois consuls élus dont le premier est maire et chef de toute la viguerie.

Jusque vers 1446, les assemblées de la communauté se tiennent sur la place centrale, au cloître du couvent des Augustins (actuel collège) et parfois dans l’église Saint Victor. Par la suite, elles ont lieu dans la maison accolée à la Tour de l’Horloge (sur la gauche), qui sert de Maison de ville. Le conseil de communauté est alors annoncé la veille par deux trompettes et par la cloche qui surmonte la Tour de l’Horloge. Il y a autant de coups de cloches que de conseillers. Depuis, la Mairie s’est déplacée sur la place centrale mais la Tour de l’Horloge surmontée de son campanile est restée, marquant l’entrée de ville par sa présence imposante.

* Viguerie : juridiction administrative médiévale qui traite des affaires courantes civiles et criminelles au nom du Comte.

Photo de la silhouette du Crieur


L’évêque

Castellane compte quatre lieux de cultes dans le centre bourg et dix-sept églises et chapelles installées dans les hameaux aux alentours. Il n’y a pas de cathédrale car le siège de l’évêché se situe jusqu’à la Révolution française à Senez, petit village situé sur la route de Digne-les-Bains. Toutefois, les évêques préfèrent habiter dans de belles demeures à Castellane dont on peut encore voir les façades de caractère telles que celle qui abrite la médiathèque aujourd’hui (façade Boulevard St Michel).

Devant vous se dresse l’église Saint Victor. La nef et l’abside datent du 13ème siècle puis l’église est agrandie au 15ème siècle avec un premier bas-côté et son clocher, et au 18ème siècle d’un second bas-côté. L’édifice est progressivement abandonné à partir de 1884 lors du transfert de la paroisse vers la nouvelle église. L’église St Victor est classée Monument Historique en 1944. Depuis les années 1990, trois importantes campagnes de restauration ont permis de lui redonner son éclat. L’église est ouverte au public, n’hésitez pas à pousser la porte.

Dans le centre ancien, on trouve également l’église du Sacré-Cœur, située sur la Place de l’Eglise et ouverte au public. Construite entre 1870 et 1874, elle est devenue en 1884 l’église paroissiale.

A l’entrée de Castellane, on aperçoit le clocher de l’église Saint Joseph, ancienne église du couvent des Augustins, couvent installé à Castellane depuis la fin du 13ème siècle. Le couvent est transformé en collège au 20ème siècle et l’église reçoit encore parfois des offices notamment l’hiver.

Enfin, la chapelle Notre-Dame du Roc domine et protège la ville depuis le 9ème siècle, avec tout d’abord un château et sa chapelle construits au sommet du Roc par les Barons de Castellane. Le château est détruit et la chapelle connait des démolitions et reconstructions successives entre le 13ème et le 18ème siècle. L’architecture actuelle de la chapelle Notre-Dame du Roc date du 19ème siècle. Accessibles uniquement à pied par le sentier du Roc, la chapelle et le panorama méritent le détour.

Photo de la silhouette de l'évêque


Fontaine aux Lions

Au 14ème siècle, lorsque le bourg s’établit au pied du Roc, deux rues traversent Castellane d’est en ouest : la rue Haute devenue l’actuelle rue St Victor et la rue Droite aussi appelée rue du Mitan car elle sépare le centre ancien en deux, mitan signifiant milieu en provençal.

Au 15ème siècle, la ville s’agrandit et sort de ses remparts. Pour cela, une rue est aménagée à l’extérieur, c’est la rue Basse qui longe les anciennes fortifications médiévales devant lesquelles se sont construites des maisons d’habitation. Actuelle rue Nationale, cette rue est très fréquentée et se trouve sur le tracé de la route Napoléon.

Au 17ème siècle, les besoins de la population en eau potable grandissent et les autorités se décident à construire une fontaine dans la rue du Mitan, quartier animé et commerçant de la ville, sur une place alors appelée Place Neuve. Elle est renommée d’abord Place aux Herbes car c’était le lieu du marché aux légumes puis Place de la Fontaine.

La fontaine se nomme Fontaine aux Lions. Une famille, les Lions (prononcé lionce), habitant cette place, a donné son nom à la fontaine. Sur le bas d’une porte à proximité, on peut encore observer des lions sculptés dans le bois. La fontaine est ornée d’une croix puis d’une boule au sommet jusqu’au début du 20ème siècle. En 2012, la Commune, grâce à une aide de l’Europe, a financé la réfection de la partie supérieure de la fontaine, seul le bassin de la fontaine est d’époque.

Photo de la silhouette de la fontaine aux lions


L’arbalétrier

Devant vous, se dresse une des portes d’entrée de la ville, la Porte de l’Annonciade ou appelée Porte de la Belle Judith. A partir de 1359, la ville est protégée par un mur d’enceinte et quatorze tours. Deux portes permettent de circuler dans le centre ancien : la porte de la Tour de l’Horloge, côté Ouest, qui se ferme au moyen d’une herse et la porte de l’Annonciade, côté Est, sur laquelle on aperçoit encore les traces d’un pont levis. Un moment d’histoire important pour la ville s’est déroulé devant cette porte.

On est dans la seconde moitié du 16ème siècle, en pleine époque des guerres de religion qui compte parmi les heures les plus noires de la Provence. Castellane, qui est une place forte sur le Verdon et un lieu de passage entre la basse Provence et les premières montagnes des Alpes, est convoitée par le Duc de Lesdiguières et le Baron d’Allemagne, tous deux descendants de la lignée des Barons de Castellane et protestants appelés aussi huguenots. 

 « En l’an de grâce 1586 le 31 janvier, une pauvre femme qui ramassait du bois, aperçoit les troupes ennemies et court donner l’alerte au village. Les habitants, déterminés à défendre leur cité jusqu’au bout, ferment les portes et se barricadent, les femmes participent et s’habillent en soldat. L’assaut est donné le lendemain par les troupes de Lesdiguières qui plaquent des petits canons, appelés des pétards contre la porte du pont levis afin de la faire exploser. La porte a été doublée d’une muraille de pierres sèches et résiste. Une femme, Judith Andrau, jette de la poix (sève) bouillante sur le capitaine des assaillants depuis le dessus de la porte. L’ennemi, déconcerté, comprend que la victoire lui échappe, se retire et va attaquer et piller d’autres villages plus loin. Castellane est sauvée. »

Depuis le 31 janvier 1586, le souvenir de cette grande victoire des Castellanais est commémoré tous les ans, en costumes et en chansons, par la fête du Pétardier.

Photo de la silhouette de l'arbaletrier


Les paysans

Située entre Alpes et Méditerranée, Castellane est depuis l’Antiquité un lieu de passage important. Les routes se croisent ici, reliant Grasse à Digne-les-Bains ou Draguignan à Barcelonnette. Le pont du Roc, ancien pont que l’on voit encore, permet de traverser le Verdon et est de ce fait un endroit stratégique.

Déjà au Moyen-Age, les nombreux troupeaux de brebis traversent la Provence au printemps pour aller passer l’été dans les montagnes et redescendent à l’automne. On appelle cela la transhumance. De tous temps, les marchandises sont acheminées en longues caravanes muletières. Les pistoles, délicieuses prunes séchées, une spécialité disparue au début du 20ème siècle, les pommes, les amandes et les noix récoltées aux alentours, les draps de laine fabriqués dans la vallée du Haut Verdon, tous ces produits sont vendus en basse Provence ou plus loin. En échange, on rapporte de l’huile d’olive, du vin et du blé, qui ne peuvent être cultivés sur place à cause du climat rude. Des foires mensuelles très fréquentées sont installées sur la place du village et sous les Halles, elles permettent de faire du commerce et contribuent à l’enrichissement de la cité.

Tournée vers l’économie touristique depuis les années 1970, Castellane est restée un lieu d’échanges et a conservé son sens de l’accueil. Fidèle à leur histoire, la ville et ses habitants fêtent toujours la transhumance le deuxième week-end du mois de juin, entre traditions et valorisation actuelle de l’élevage et du métier de berger. 

Photo de la silhouette des paysans


Prisonnier

Castellane est la capitale d’une baronnie influente du 10ème au 13ème siècle et dominée par des Barons dont le célèbre troubadour, Boniface VI de Castellane. Lors du rattachement de la baronnie au Comté de Provence en 1262, Castellane devient le chef-lieu d’une viguerie*.  Ainsi, la ville dispose d’une certaine autorité en partie parce que la justice y est rendue.

L’ancien palais de Justice se trouve dans une belle bâtisse de la Rue du Mitan dont on peut encore apercevoir un superbe escalier en pierre extérieur. Au 19ème siècle, le palais de Justice emménage dans une demeure plus commode et spacieuse, donnant sur la place centrale et occupée actuellement par la Caisse d’Epargne.

Devant vous se dresse l’ancienne prison. Construite en 1827 et de dimensions imposantes, les habitants la jugent plus grande que nécessaire. Un mur d’enceinte et une cour ont été supprimés au 20ème siècle. La prison a fermé définitivement en 1927, la justice étant désormais rendue à Digne-les-Bains. On peut encore voir la porte basse par laquelle les prisonniers entraient. Aujourd’hui, de l’ancienne prison, il ne reste que quelques portes en bois bien conservées et visibles à l’intérieur du bâtiment. Transformé en un lieu d’accueil touristique et culturel, la Maison Nature & Patrimoines vous invite à être curieux au travers d’expositions, de conseils pour la découverte du territoire et d’animations.

* Viguerie : juridiction administrative médiévale qui traite des affaires courantes civiles et criminelles au nom du Comte.

Photo de la silhouette du prisonier


Couple bourgeois

Il y a bien longtemps, la rive du Verdon est appelée la Grave, une vaste étendue de galets que la rivière recouvrait lors de ses crues. Les habitants de Castellane ont toujours tenté de se protéger du Verdon en construisant des digues souvent peu résistantes face à ce torrent de montagne dévastateur.

Au début du 18ème siècle, une digue solide en pierres est bâtie, depuis le Roc jusqu’aux Listes, quartier proche du Verdon. Cette barricade permet de gagner du terrain, d’agrandir la ville et de construire notamment la place centrale et des maisons d’habitation. Au lendemain de la Révolution française, les fossés à l’extérieur des remparts sont comblés, permettant l’aménagement du Cordon, qui signifie « petit cours » en provençal, un lieu de promenade agréable pour les notables. Les foires se tiennent sur la place et on installe à proximité la pesée, une grande balance qui servait à peser les marchandises et bêtes. L’octroi, taxe instaurée au Moyen-Age sur l’importation et le commerce de produits tels que le vin et l’huile, permet d’enrichir la ville.

En 1818, une fontaine est bâtie au centre de la place. Le bassin en forme de fleur est copié sur une fontaine de Grasse. Sur sa partie supérieure, un obélisque y est posé pour rappeler le passage en mars 1815 de l’Empereur Napoléon Bonaparte de retour de l’île d’Elbe et en route pour Paris. On peut encore voir sur la fontaine les marques gravées du tailleur de pierre, le marteau et le burin et celles du compagnonnage, l’équerre et le compas.

La place, appelée Place de la Grave, se nomme aujourd’hui Place Marcel Sauvaire, en hommage à un résistant de la Seconde Guerre Mondiale et le Cordon accueille bars et magasin de souvenirs. Endroit animé, la place offre un espace de rencontre pour les Castellanais et les visiteurs.

Photot de la silhouette du couple bourgeois


Boniface

Let’s go back in time to the creation of Castellane. After the Roman conquest, a city-state called Salinae appeared in the Notre-Dame quarter. At the end of the ninth century, in order to protect themselves from their enemies, the citizens of Castellane moved up to the top of the Roc and built Petra Castellana, a fortified village whose remains are accessible via the path up to the Roc. Towards the end of the Middle Ages, the large village took the name Castellane and moved to the foot of the Roc, on the right bank of the Verdon river. A new city wall with its fourteen towers was built in 1359 with the Tour Pentagonale and the Tour d’Horloge still visible today.

Castellane’s name is also the name of one of the oldest families in France. The Barons of Castellane were the lords of Petra Castellana. Influential sovereigns from the 10th to the 13th century, tried hard to retain their independence and were responsible for printing money and ensuring justice.

In 1262, the baron Boniface VI of Castellane was forced to surrender to Charles I of Anjou, son of Louis VIII and Earl of Provence. The barony of Castellane therefore became a part of Provence. Valiant and noble war hero and renowned troubadour Boniface VI declared the rights of his people. Over the course of history, the citizens of Castellane have held onto this spirit and demonstrated their courage when defending their village.

Photo de la silhouette de Boniface


The town crier

In the Middle Ages, Castellane was the capital of a barony ruled by lords. In order to run his territory, the baron was assisted by seven officers and a board of trustees. From 1252 onwards, the bourgeoisie of Castellane were given the right to take part in the decision-making in the village, alongside the nobles. The barony became part of the region of Provence in 1262 but Castellane remained the capital of a viguerie* until the French Revolution and was responsible for about thirty communities in the surrounding area.

Since the Middle Ages and under the Ancien Régime, the municipal administration was entrusted to a city council composed of 26 members including the King’s Prosecutor, police officers, a treasurer and three elected consuls, one of them the mayor and head of the whole virguerie.

Until around 1446, the community meetings were held on the main square, in the cloister of the Augustinian convent (nowadays the high school yard) or sometimes in the Saint Victor church. Later on, they took place in the house adjoining the Tour de l’Horloge (on the left-hand side) which served as the town hall. The community council was announced by two trumpets and the ringing of the bell which sat on top of the Tour de l’Horloge. There were as many rings of the bell as there were advisers. Since then, the town hall has moved to the main square but the Tour de l’Horloge with its bell tower just above has stayed in the same place, marking the entrance to the village with its imposing presence.

* Viguerie: medieval administrative jurisdiction that dealt with civil and criminal matters.


The bishop

Castellane has four places of worships in the centre of the village and eighteen churches and chapels in the hamlets in the surrounding areas. There is no cathedral because the seat of the diocese was located (until the French revolution) in Senez, a small village situated on the road to Digne-les-Bains. Nevertheless, the bishops prefer to live in beautiful homes in Castellane where you can still see the old building façades such as that on the front of the library (on the Boulevard St Michel).

In front of you stands the Saint Victor church. The nave (central part of the church) and the dome date back to the 13th century. The church was extended in the 15th century with the addition of a side-aisle and a bell and finally in the 18th century another side aisle was added. The building was gradually abandoned from 1884 onwards as the parish was transferred to a new church. The Saint Victor church was classified as a Historic Monument in 1944. Since the 1990s, three major restoration projects have helped restore the church to its former glory. The church is open to the public so do not hesitate to go inside and have a look.

In the old centre of the town, you will find the Sacré-Coeur church, situated on the Church Square and also open to the public. Constructed between 1870 and 1874, it became the parish church in 1884.

At the entrance to Castellane, you can see the bell tower of the Saint Joseph church, former church of the Augustinian convent, a convent which was established in Castellane at the end of the 13th century. The convent was transformed into a high school in the 19th century but the church still sometimes holds services in the winter.

Finally, the Notre Dame du Roc Chapel has dominated and protected the village since the 9th century, firstly with a castle and chapel built at the top of the rock by the Barons of Castellane. The castle was destroyed and the chapel underwent numerous demolitions and reconstructions between the 13th and the 19th century. The current architecture of the Notre-Dame du Roc chapel dates back to the 19th century. Only accessible on foot via the sentier du Roc, the chapel and the panoramic view are well worth the hike.


The Lion Fountain

In the 14th century, when the village was set up at the foot of the Roc, there were two roads which traversed Castellane from the east to the west: the rue Haute (High road), nowadays the rue St Victor and the rue Droite (Right road), also known as the rue du Mitan because it splits the old centre in two (mitan meaning centre in Provençal).

In the 15th century, the city expanded and grew outside of the fortifications. As a result of this, a street was constructed outside of the city wall. Formerly known as the rue Basse (Low road), it follows the old medieval fortifications in front of which several houses were built. The street is now known as the rue Nationale and is heavily frequented as it is on the route of the Napoleon road.

In the 17th century, the drinking water needs of the population increased and the authorities decided to install a fountain in the rue du Mitan, the lively and commercial sector of the village, on the square known as the Place Neuve. It was renamed the Place aux Herbes (Herb Square) because it was where the vegetable market took place and then finally the Place de la Fontaine (Fountain Square).

The fountain itself is called the Fountaine aux Lions (Lion Fountain), after the Lions family who lived on the square. On the bottom of a door nearby, you can see lions carved into the wood. The fountain was decorated by a cross and then a ball at the top until the beginning of the 20th century. In 2012, the municipality, with the help of the Europeans, financed the refurbishment of the upper part of the fountain, only the basin of the fountain is from the era.


The crossbowman

In front of you stands one of the entrance gates to the village, the Porte de l’Annonciade or more commonly known as the Porte de la Belle Judith. In the Middle Ages, the village was protected by a surrounding wall and fourteen towers. There are two gates, the gate of the Tour de l’Horloge on the west side which closes by means of a portcullis and the Porte de l’Annonciade, on the east side on which you can still see traces of a drawbridge. An important moment in history for the village took place in front of this gate.

We’re in the second half of the 16th century, at the height of the wars of religion which marked some of the darkest times in Provence history. Castellane which was the capital of a large territory, a stronghold on the Verdon river and a crossing point between the low Provence region and the first mountains of the Alps, is coveted by the Duke of Lesdiguières and the Baron of Germany, both descendants of the line of the Barons of Castellane and both Protestants.

“In the year of the Lord 1586 on the 31st January, a poor woman who was collecting wood catches sight of enemy troops and quickly alerts the village. The citizens, determined to defend their village to the end, close the gates and barricade themselves. The women of the village participate and put on soldiers’ uniforms. The assault comes the next day from Lesdiguières’ troops who fire small cannons known as firecrackers against the gate of the drawbridge in order to blow it up. The gate is lined with small stones and is able to resist the cannon fire. A woman, Judith Andrau, throws boiling sap at the leader from the top of the gate. The enemy, shaken up, understands that victory has escaped them, withdraws and goes on to attack and loot other villages further away. Castellane is safe.”

Since the 31st January 1586, the memory of this great victory of the people of Castellane is celebrated every year by costumes and songs during the Pétardier festival.


The farmers

Situated between the Alps and the Mediterranean, Castellane has always been an important crossing point. The roads which intersect here connect Grasse to Digne and Draguignan to Barcelonnette. The pont du Roc (Roc bridge), the old bridge that is still erect nowadays, allows you to cross the Verdon river and is therefore a strategic place.

Starting from the Middle Ages, every year herds of sheep crossed the Provence region in the spring in order to spend summer in the mountains and return in the autumn. This is known as transhumance. All throughout the year, goods were transported by mules. Pistols, delicious dried prunes (a speciality which disappeared at the beginning of the 20th century), apples, almonds, nuts, woolen cloths made in the valley of the Haut Verdon, all of these products were sold in the low Provence region and even further away. In exchange, there was olive oil, wine and wheat which could not be grown here due to the harsh climate. Very busy monthly markets were set up in village squares and they allowed villagers to trade and contribute to the development of the village.

Turning towards tourism in the 1970s, Castellane has remained an important place of exchange and has kept its welcoming feel. Staying true to their history, the village and its citizens still celebrate the transhumance on the second weekend in June out of respect for tradition and the ongoing importance of agriculture for the region.


Prisoner

Castellane was the capital of an influential barony from the 10th to the 13th century and was ruled by Barons including the famous troubadour Boniface VI of Castellane. When the barony became part of the Provence region in 1262, Castellane became the capital of a viguerie*. Therefore, the city held a significant amount of authority as it was where justice was served.

The former courthouse was located in a beautiful building in the Rue du Mitan and we can still see the beautiful stone staircase outside. In the 19th century the courthouse moved into a more comfortable and spacious home, overlooking the central square and now occupied by the bank Caisse d’Epargne.

In front of you is the former prison. Constructed in 1827 and of an imposing size, the citizens considered it to be larger than was necessary. The surrounding wall and courtyard were removed in the 20th century. The prison was closed indefinitely in 1927 and the task of overseeing justice was handed over to Digne-les-Bains. You can still see the lower gate through which the prisoners entered. Nowadays, there are only a few wooden doors visible inside the building from the former prison. Transformed into a welcoming touristic and cultural space, you will find at the Maison Nature & Patrimoines exhibitions, events, and advice for discovering the local territory. 

* Viguerie: medieval administrative jurisdiction that dealt with civil and criminal matters.


The bourgeois couple

A long time ago, the bank of the Verdon river was known as the Grave, a vast expanse of pebbles that the water covered during times of flooding. The citizens of Castellane have always tried to protect themselves from the Verdon by building dykes but they were often not very resistant to this devastating mountain torrent.

At the beginning of the 18th century, a solid dyke made out of stones was built, from the Roc up to the Listes (a district of Castellane close to the Verdon). This barricade created space for the village to expand and the central square and many homes were built. In the aftermath of the French Revolution, the ditches on the outskirts of Castellane were filled in which allowed for the building of the Cordon (meaning small path in Provençal). The cordon was a pleasant place where the nobles who lived in the village could take a stroll. The markets were held on the square and a scale was also installed there to weigh goods and animals. A grant introduced in the Middle Ages on the import and sale of products such as wine and oil helped to further develop the village.

In 1818, a fountain was built in the centre of the square. The basin of the fountain shaped like a flower was copied from the fountain in Grasse and on the upper part, a obelisk was placed to remind us of the the journey of the Emperor Napoleon Bonaparte in March 1815 from the island of Elba back to Paris. On the fountain you can still see the engraved marks of the stonemason, the hammer, the chisel, the set square and the compass. 

The square, formerly known as Place de la Grave, is now known as Place Marcel Sauvaire in hommage to a resistance fighter in the Second World War and the Cordon is now home to many bars and souvenir shops. A lively part of the village, the square is a meeting place for the people of Castellane and its many visitors.